À partir du 1er octobre 2026, un nouveau point figure sur la liste de contrôle douanier pour les importations d'acier dans l'UE. Pour les produits d'acier concernés, il faut prouver dans quel pays l'acier a été originellement fondu et coulé pour la première fois.
L'UE appelle cela « Melt and Pour ». En d'autres termes : il ne suffit plus de savoir simplement de quel pays provient la marchandise ou quelle est son origine sur les documents commerciaux habituels. L'UE veut savoir d'où provient réellement l'acier.
Le document de preuve standard sera le Mill Test Certificate, en abrégé MTC. Il s'agit du certificat d'essai de l'aciérie. Celui-ci doit indiquer le pays de Melt and Pour ainsi que le Heat Number, c'est-à-dire le numéro de la coulée d'acier respective.
Important pour les entreprises suisses et britanniques : la règle ne s'applique certes pas aux importations normales d'acier en Suisse ou en Grande-Bretagne. Cependant, si l'acier concerné est livré de Suisse ou de Grande-Bretagne à l'UE, la preuve peut être exigée. Pour un transport Bâle-Allemagne, cela peut donc être aussi pertinent que pour un conteneur en provenance d'Asie.
Une période transitoire est prévue jusqu'au 30 septembre 2027. Pendant cette période, d'autres documents appropriés peuvent être acceptés, à condition que le pays de Melt and Pour et le Heat Number en ressortent clairement.
Si les indications manquent ou ne sont pas vérifiables, l'importation peut être rejetée. Dans le pire des cas, la marchandise se retrouve à la frontière ou au terminal et il faut téléphoner après les papiers.
La raison en est le nouveau règlement sur l'acier de l'UE. Il prévoit un contingent en franchise de droits de 18,3 millions de tonnes au total. Les quantités en dehors du quota sont soumises à un droit de douane de 50 pour cent.
