Le Conseil de l'UE a donné son feu vert le 3 septembre à la plus grande réforme du système douanier européen depuis des décennies. La procédure législative n'est pas encore tout à fait achevée. Le Parlement européen doit adopter formellement le texte final plus tard en septembre.
Le cœur de la réforme est une nouvelle autorité douanière de l'UE basée à Lille. Elle devrait commencer ses activités en 2027. S'ajoute à cela le EU Customs Data Hub. Il s'agit d'une plateforme centrale par laquelle les données douanières et les données de produits ne devront être transmises à l'UE qu'une seule fois. Pour le commerce en ligne, son utilisation devient obligatoire à partir du 1er juillet 2028. Pour tous les autres commerçants, le démarrage obligatoire est prévu pour le 1er mars 2034.
Pour les entreprises suisses, cependant, ce n'est pas seulement la transition lointaine qui compte. Depuis le 1er juillet 2026, une solution transitoire s'applique aux ventes en ligne aux consommateurs de l'UE pour les envois jusqu'à 150 euros. Des droits de douane de trois euros sont dus par position de marchandise différente. Cinq t-shirts identiques entraînent ainsi trois euros. Un t-shirt et une montre entraînent six euros.
Les livraisons B2B normales ne sont pas automatiquement affectées par cette règle des petits colis. Le mode d'expédition, la valeur de la marchandise et la procédure douanière sont décisifs. Pour les marchandises d'origine suisse, un avantage douanier peut continuer à être possible. Pour cela, cependant, le certificat d'origine et l'enregistrement doivent être corrects. Celui qui déclare la taxe à l'importation via IOSS, l'Import One Stop Shop, ne peut pas simplement supposer l'avantage. Selon le cas, une déclaration en douane H1 complète peut être nécessaire.
À partir du 1er novembre 2026, l'identification des produits devrait également devenir obligatoire. En même temps, une taxe de traitement séparée de l'UE pour les petits colis est prévue. Son montant n'est pas encore établi.
Les exportateurs suisses devraient donc clarifier les numéros de tarif douanier, les indications d'origine et les descriptions de marchandises. Les boutiques en ligne doivent vérifier si les prix et les frais de port incluent déjà les trois euros de douane. Les transitaires ont besoin de précisions claires sur qui est l'importateur, qui paie la douane et quelle procédure est utilisée.
