Depuis le 1er février 2026, la directive mise à jour 10 21 de l'Office fédéral des douanes et de la sécurité des frontières est entrée en vigueur. Elle régule la procédure simplifiée pour les expéditeurs et destinataires autorisés et ancre les processus de manière cohérente dans l'environnement numérique d'e dec et Passar.
La directive est publiée en tant que disposition d'exécution du droit douanier et est officiellement datée du 1er février 2026.
Elle constitue ainsi la norme de référence pour toutes les entreprises disposant d'une autorisation ZV ou ZE.
Processus numérique. e dec et Passar au centre
La directive fait une distinction claire entre la déclaration en douane dans le système e dec et la déclaration de marchandises dans le système Passar. Alors que le terme déclaration en douane est toujours utilisé dans e dec, le nouveau système Passar parle de déclaration de marchandises. Les deux systèmes font partie intégrante des processus ZVE.
Pour l'expéditeur autorisé, l'enregistrement se fait soit en tant que déclaration en douane d'exportation dans e dec Export, soit en tant que déclaration de marchandises d'exportation dans Passar. Le lieu de taxation est le domicile ou la déclaration de marchandises est activée au lieu autorisé.
Pour le destinataire autorisé, la déclaration en douane d'importation se fait dans e dec Import ou en tant que déclaration de marchandises d'importation dans Passar. Ici aussi, le lieu autorisé est utilisé comme lieu de taxation.
ZV et ZE. Qui fait quoi
Un expéditeur autorisé peut expédier des marchandises directement depuis le domicile ou depuis le lieu autorisé, sans que celles-ci doivent être physiquement présentées au bureau de départ.
Un destinataire autorisé peut recevoir des marchandises directement à un lieu autorisé, sans qu'elles doivent être présentées au bureau de destination.
Les deux procédures se déroulent fondamentalement en deux étapes. Pour le ZE, d'abord le transit vers le lieu autorisé, puis le transfert dans la procédure douanière souhaitée. Pour le ZV, d'abord la déclaration d'exportation, puis le transfert dans une procédure de transit ou dans un entrepôt douanier ouvert.
Délai et temps d'intervention
La directive précise très précisément les délais.
Les déclarations douanières électroniques et les déclarations de marchandises sont généralement possibles 24 heures sur 24, du lundi au dimanche, de 00 h 00 à 24 h 00.
Le délai d'intervention est de 30 minutes pour e dec Import durant les heures d'ouverture de l'étage local compétent. Pour e dec Export, il est de 15 minutes.
Pour le dépôt de la déclaration en douane ou de la déclaration de marchandises, un délai maximal de 30 jours calendaires s'applique. Une prolongation n'est pas possible.
Les envois de petite taille sont possibles sous des seuils clairement définis. Pour le ZE, jusqu'à 1’000 francs de valeur TVA et 1’000 kg de masse brute, à condition qu'aucun allègement non douanier ne s'applique.
Contrôles, IKS et retrait de l'autorisation
L'étage local compétent effectue des contrôles de processus constitutifs et périodiques. Le premier contrôle a lieu avant la délivrance de l'autorisation. Ensuite, un contrôle périodique a lieu dans les six mois, puis en règle générale tous les cinq ans.
Les conditions préalables à une autorisation incluent notamment un système de contrôle interne, une garantie générale ainsi qu'une grande fiabilité. Des infractions graves ou répétées au droit fédéral peuvent entraîner le retrait de l'autorisation.
Il est explicitement indiqué qu'en cas de non-respect répété, des mesures administratives peuvent être prises. En l'absence d'amélioration, le BAZG peut retirer l'autorisation ZVE.
Il est également particulièrement important d'observer l'interdiction de manipulation. Les marchandises non dédouanées ne doivent pas être modifiées. L'organisation des entrepôts doit garantir en tout temps une traçabilité continue du parcours des envois. Le fil rouge est assuré par le numéro d'enregistrement ZE.
Les allègements non douaniers restent centraux
La directive rappelle qu'il convient également de prendre en compte des allègements non douaniers tels que le contrôle des métaux précieux, la protection des plantes ou CITES. Le dédouanement d'une marchandise n'est généralement possible que lorsque l'autorité compétente a également accordé la libération.
Fondements juridiques
La directive s'appuie notamment sur l'article 42 de la loi douanière pour la simplification de la procédure ainsi que sur les articles 100 à 112 du règlement douanier et les dispositions pertinentes des ZV BAZG.
