La grève annoncée pour le transport routier de marchandises en Italie, prévue du 25 au 29 mai 2026, est pour l'instant évitée. L'action de protestation avait été annoncée par UNATRAS, l'union de plusieurs associations de transport italien. Une grève nationale des transporteurs routiers était prévue du lundi 25 mai au vendredi 29 mai 2026. Selon les sources, la période de grève devait commencer à 00h01 ou 01h00 le 25 mai et se terminer à 24h00 le 29 mai.Cependant, le 22 mai 2026, une réunion a eu lieu à Rome entre le gouvernement italien et les représentants du secteur des transports. Par la suite, des médias italiens ont rapporté que les associations avaient suspendu la grève prévue. En toile de fond se trouvent des concessions du gouvernement, notamment des fonds supplémentaires pour le secteur, des ajustements dans le traitement fiscal des coûts de carburant et des mesures pour sécuriser la liquidité des entreprises de transport.Cependant, le conflit montre à quel point la situation dans le transport routier italien reste tendue. Les coûts d'exploitation élevés, en particulier pour le diesel, étaient au centre des préoccupations. Les représentants du secteur ont critiqué le fait que les allégements existants pour le diesel commercial ne soient pas suffisants ou ne soient pas efficaces suffisamment rapidement. Dans la couverture médiatique italienne, des surcoûts potentiels de plusieurs milliers d'euros par véhicule et par an ont été évoqués.Pour la logistique européenne, une grève de plusieurs jours en Italie aurait eu des répercussions significatives. L'Italie dépend fortement du transport routier de marchandises. Les transports sous température contrôlée, les réseaux de groupage, les transports express, les matériaux de construction, les biens de consommation et les chaînes d'approvisionnement industrielles seraient particulièrement touchés. En cas d'interruptions prolongées, des embouteillages se produiraient non seulement dans le pays, mais aussi sur les liaisons transfrontalières, notamment vers l'Autriche, l'Allemagne, la France, la Slovénie et à travers les axes alpins.Bien que la grève soit maintenant suspendue, un risque résiduel persiste. Suspendu ne signifie pas nécessairement que le problème est définitivement résolu. Les associations veulent voir et évaluer les mesures annoncées. Pour les dispositions de la semaine calendaire 22, une planification prudente reste donc de mise, notamment pour les envois sensibles au temps vers ou depuis l'Italie.