Hapag-Lloyd va acquérir la compagnie maritime israélienne ZIM. L'accord a été annoncé en février 2026 et représente un volume d'environ 4,2 milliards USD. Les actionnaires de ZIM ont déjà approuvé la vente. Cependant, l'affaire n'est pas encore conclus. La raison réside en Israël. Là-bas, la résistance politique contre l'acquisition est en croissance. Selon les rapports, plusieurs ministères s'opposent à l'accord, y compris le ministère de l'Économie, le ministère de l'Agriculture, le ministère des Transports et l'Autorité maritime et portuaire. Les préoccupations sont compréhensibles. ZIM n'est pas simplement une compagnie maritime comme les autres. Pour Israël, ZIM est stratégiquement importante car de nombreuses marchandises arrivent par voie maritime dans le pays. Les rapports évoquent entre autres la sécurité nationale, l'approvisionnement alimentaire et la question de savoir si Israël aura encore suffisamment de contrôle maritime après la vente. Il est prévu qu'une partie de ZIM soit poursuivie dans une nouvelle société israélienne. Cette nouvelle entité est souvent appelée New ZIM ou ZIM Israël. Elle devrait être contrôlée par l'investisseur israélien FIMI et garantir certaines connexions stratégiques pour Israël. Les documents officiels parlent de 16 navires. Certains rapports mentionnent 12 navires propres et 4 navires affrétés. C'est ici que se situe le litige. Les critiques affirment que cette structure résiduelle est trop petite pour garantir l'approvisionnement d'Israël en cas de besoin. Le sujet alimentaire est particulièrement délicat. Selon les médias, ZIM gérerait aujourd'hui environ un tiers des importations maritimes alimentaires d'Israël. Sur le plan politique, le cas est également brûlant. Parmi les grands actionnaires de Hapag-Lloyd figurent notamment Qatar Holding et le fonds souverain saoudien PIF. Cela suscite des préoccupations supplémentaires en matière de sécurité en Israël, même si Hapag-Lloyd est en réalité une entreprise allemande basée à Hambourg. Pour le secteur du transport maritime, cet accord constituerait néanmoins un grand pas. Hapag-Lloyd renforcerait nettement sa position dans le transport de conteneurs. ZIM apporte des routes solides, une expérience en Méditerranée, dans le Pacifique et sur d'autres marchés. Jusqu'à la clôture, les deux entreprises doivent cependant continuer à travailler séparément. Pour les clients, cela signifie d'abord : business as usual. Hapag-Lloyd et ZIM resteront des concurrents jusqu'à la conclusion de l'accord. La réalisation de l'accord avant la fin de 2026 dépend désormais fortement des autorisations israéliennes et de nouvelles vérifications réglementaires.